samedi, avril 15, 2006

J'ai fait un rêve


Le 16 mai 2004, il y avait foule, square Louis XVI, à Paris.

La Chapelle Expiatoire était trop petite pour accueillir les peuples de France et de Suisse ainsi que les autorités.

Le Président de la République, Le Premier Ministre, l'ensemble du Gouvernement français était là. Les députés et les sénateurs. Les plus hauts fonctionnaires de l'Etat.

Au côté du Président de la Confédération Helvétique et des autorités Suisses.

Quelle émotion, quel recueillement.

Au centre de la Chapelle, devant le Maître Hôtel, à l'emplacement exact où l'on retrouva Louis XVI, posée devant, une plaque, une simple plaque.

Une plaque à la mémoire des Gardes Suisses morts, assassinés, mutilés et jetés comme des chiens dans un charnier à cet endroit même.

Le peuple de France est venu là, enfin uni dans sa diversité, dans sa prière et son recueillement pour demander pardon. La Suisse pour se souvenir.

Les médias, la presse,... chacun a du mal a se frayer un chemin.

La plaque était bien là, c'est vrai, mais simplement de passage, jusqu'à ce qu'elle trouve refuge ...

au Musée de l'Armée aux Invalides.

Mais,

Le peuple de France n'était pas là.

Ni à la Chapelle Expiatoire, ni aux Invalides.

Qui a su que la plaque à la mémoire des Gardes Suisses était passée par la Chapelle en ce 16 mai 2004 ?

Qui a su qu'il y avait eu une cérémonie le 18 novembre 2005 au Musée de l'Armée aux Invalides à la mémoire des Gardes Suisses ?

Il est de mon devoir d'intervenir désormais.

"Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui" Anc.Test.Genèse, II, 18.

4 Comments:

At mercredi, 19 avril, 2006, Anonymous Werly said...

Gageons que si votre rêve devenait réalité, une quantité d'autres seraient largement à porté de main... Mais cette reconnaissance des suisses reste l'acte le plus important,le plus riche et le plus symbolique à réaliser, il n'existe pas de mission plus importante pour tous ceux qui descendant de cette "gente" ou de ces valeurs, voudront renouer avec la tradition.

 
At jeudi, 20 avril, 2006, Blogger Catoneo said...

Continuez.
Je me suis permis de lier votre blogue sur le mien Royal-Artillerie.

La petitesse de ceux qui ont refusé la plaque étonnera toujours ceux qui ne les connaissaient pas auparavant. Ce sont des médiocres infatués qui vont être balayés comme bois flotté par la marée descendante des échéances qui les ont échoués sur la grève mouillée de la République. Patience.

 
At mardi, 25 avril, 2006, Anonymous Eurydice said...

J'avoue que j'ai beaucoup de mal à comprendre votre mobilisation, elle me paraît sans objet. Il me semble tout de même que les Suisses n'ont pas été ignorés puisque des cérémonies ont eu lieu et qu'elles ont regroupé, comme vous le soulignez, des officiels des gouvernements français et suisses. Demander le transfert de la plaque à la Chapelle expiatoire, c'est un peu couper les cheveux en quatre, non ?
Par ailleurs, on oublie souvent, à trop vouloir récupérer des événements au profit d'idées à véhiculer (à bon entendeur...), de faire la part des choses : bien sûr les conditions atroces dans lesquelles sont morts une partie non négligeable des Suisses est à souligner, mais il ne faut pas non plus oublier que c'était l'un des "risques du métier" et que tous n'ont pas été unanimement des héros soucieux de bien remplir leur devoir.

 
At samedi, 30 septembre, 2006, Blogger Snipereira said...

je tiens a appuyé et saluer le commentaire de monsieur (ou madame) Erydice je suis tout a fait d'accord avec son point de vue. Je tiens aussi a vous faire part de mon indignation face au discours du dénomé catoneo qui royaliste a ce que j'en ais déduit critique ouvertement la république en la traitant de source d'ignorance...
La royauté vous a t'elle endoctrinée au point de vous faire oublier l'éducation nationale inexistente sous la puissance monarchique?
Seriez vous de ces nostalgiques des heures les plus sombres de l'histoire de France?
Des guardes suisses ne sont-ce d'ailleurs pas l'apogée de cette ténébreuse période où le roi n'a pas su fidéliser son peuple par son égoïsme?
"Le peuple n'a plus de pain? Qu'il mange des croissants!"(Marie-Antoinette a la veille de la révolution Francaise) n'est-ce pas là, d'après vous, la preuve d'une ignorance au sein du pouvoir de la condition de ses sujet?
"J'habiterais et je vivrais au millieu d'eux,je serais leur Dieu et ils seront mon peuple." (Les Corynthiens, 6 le nouveau testament). Le roi aurais t'il alors aussi faillit devant Dieu?
Rien ne permettait alors de justifier la présence de ce roi que tous rejetaient la révolution est alors une conclusion évidente du déclin d'un système dont des mercenaires étaient les derniers gardiens...

 

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